Aller au contenu | Aller au menu principal | Aller au sous menu | Aller au menu pratique | Aller aux liens divers | Aller à la recherche

Menu principal

La Mairie de Saint Aubin de Médoc

Recherche

Imprimer

Visite extérieure de l’église

 

Les premiers chrétiens

L’empereur CONSTANTIN, converti en 313, donne toute liberté aux chrétiens de l’empire, jusque là persécutés et clandestins, de pratiquer leur religion.

Remontant le RHÔNE jusqu’à LYON, puis se dirigeant vers notre région, les premiers missionnaires s’étaient déjà établis dans les faubourgs de BORDEAUX, à l’extérieur des remparts, à ST SEURIN. Le premier évêque est connu sous le nom d’ORIENTALIS, puis on connaît ST PAULIN, baptisé par ST DELPHIN, élève d’AUSONE.

L’évangélisation des campagnes ne commence que vers 550. Les religions gallo-romaines disparaissent peu à peu, alors qu’augmente le nombre de chrétiens. On abandonne les temples et les dieux d’autrefois. On commence à construire de nouveaux lieux de culte. A partir du 6e siècle, les paroisses éprouvent le besoin, pour remplacer les anciennes idoles, de se mettre sous la protection d’un saint, d’abord NOTRE DAME, ST ETIENNE, et plus tard, les saints locaux : MARTIN, MÉDARD, AUBIN.

Saint Aubin

ALBINUS, ALBIN OU AUBIN est né en 468 d’une famille anglo-saxonne de Basse Bretagne. Il fut d’abord moine près d’ANGERS. C’était un homme de prière, modèle d’obéissance, de pénitence et d’humilité. C’est pourquoi il fut élu, en 500, abbé de son monastère qu’il réforma, ce qui conduisit les autorités religieuses à le nommer, contre son gré, évêque d’ANGERS en 529. Il rétablit l’ordre dans son diocèse avec beaucoup de fermeté, appuyé en cela par le roi CHILDEBERT, fils de CLOVIS qui aida également à convoquer le concile d’ORLÉANS en 538. Il mourut en 549 ou 550 en grande réputation de sainteté. On lui attribua aussitôt de nombreux miracles et sa réputation se répandit très vite dans l’occident chrétien. C’est l’homme que nos ancêtres ont choisi, au 8e siècle comme patron de la paroisse, mais contrairement à ce qu’on crut bien longtemps, ce n’est pas son corps qui est enfermé dans le sarcophage derrière le maître-autel de l’église.

L’église

On pense que sa construction a débuté au 12e siècle , c’est-à-dire au temps d’ALIÉNOR d’AQUITAINE (vers 1140), mais il faut savoir qu’une église est toujours en réparation avec des réfections et des modifications plus ou moins heureuses. La partie la plus ancienne, très délabrée, est un petit oratoire voûté au Nord-est de l’édifice

L’abside fut construite aussitôt après, suivie de la nef principale et de celle de NOTRE DAME (c’est l’appellation qu’on trouve sur les documents anciens). Puis, on édifia le clocher et plus tard, le bas-côté de ST JEAN BAPTISTE. On utilisa sans doute, mais nous n’avons aucun document pour le prouver, l’emplacement d’un temple romain détruit par les nouveaux chrétiens pour supprimer l’influence des anciens dieux, mais aussi pour en récupérer les matériaux. Les arcades de part et d’autre de la nef centrale sont alternativement de style roman et en arc brisé, ce qui ne facilite pas la datation.

Le chœur, les porches et le clocher donnent à l’édifice un aspect roman (11e et 12e siècles). L’église est orientée, c’est-à-dire tournée vers l’orient et non pas vers Jérusalem comme on le croyait autrefois.

Le cimetière où l’on enterrait les moins riches était autour de l’église. Il fut transféré à son emplacement actuel en 1861. Les curés et les nobles étaient inhumés dans le chœur de l’église, et les gens aisés qui avaient acquis un droit de sépulture moyennant le paiement de douze livres étaient inhumés dans les nefs. Plusieurs sont enterrés comme « passants ». Ils n’avaient pas acquis le droit de sépulture mais s’étaient montrés particulièrement méritants. C’est ainsi qu’un curé y a inhumé sa mère et sa servante. Ce droit de sépulture fut contesté à plusieurs reprises par un curé qui portait l’affaire devant l’archevêque. Celui-ci lui donnait toujours raison. En attendant, on enterrait le défunt derrière le four du presbytère, que nous n’avons pas localisé. D’autres sont ensevelis sous l’auvent, devant le porche latéral. Il ne leur en coûtait que six livres.

Petit oratoire et abside

L’abside et le petit oratoire comportent des baies romanes intactes : une pour l’oratoire et deux pour l’abside, la troisième ayant été masquée par la construction de la sacristie au 18e siècle.

Façade nord

Le mur présente, près de l’oratoire, des contreforts et arrachements romans. Les baies sont du 18e siècle.

Façade principale (ouest)

Le mur pignon est du 13e ou 14e siècle avec portail et oculus supérieur de la fin du 19e siècle.
Le mur collatéral droit est en moellons enduit. La rive en pierre taillée a été remplacée lors des travaux de rénovation de la toiture fin 2004.
Le clocher est à base romane du 12e siècle et sa partie supérieure avec chambre de cloche est du 14e siècle. Un paratonnerre neuf a été installé lors de la réfection de la toiture fin 2004.

Le fronton est surmonté d’une croix sculptée sur les deux faces. Sur la face ouest, on voit le CHRIST crucifié et sur la face est, la VIERGE présentant son fils au monde.

Conservant son style original, le porche central soumis à l’érosion des vents dominants, dut être refait plusieurs fois et peut-être lors des grands travaux de 1867.

Façade sud

Le mur est en moellons et les baies sont du 18e et 19e.
La sacristie fut construite au 18e siècle.
Le porche néo-roman date de la fin du 19e siècle lors des grands travaux de 1867. Aucune pierre n’est d’origine. C’était autrefois un appentis recouvert en 1643 par CLAUDE DE MASPARAULT DE MONTMARÈS, Seigneur de SAINT-AUBIN, qui fit édifier en même temps, le montoir de pierre qu’on voit encore de part et d’autre de l ’auvent. On venait aux cérémonies, en ce temps-là, à pied, en carriole ou à cheval et beaucoup avaient du mal à escalader leur monture. Un solide marchepied leur fut bien utile.

Le portail intérieur est très restauré (aucune pierre visible n’est d’origine) mais d’époque romane comme l’atteste le contrefort droit intact.

Couverture

La couverture en tuiles canal a été rénovée fin 2004.

Presbytère

Au 18e siècle, Messire LALANNE qui fut curé pendant 25 ans, fit construire la maison curiale (presbytère). Cette maison aux belles proportions est devenue par la suite le logement du garde-champêtre.

 

 Haut de page